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La moitié des pays océaniens touchés par le chikungunya

26 mai 2015


aedes_aegypti_cdc-gathany.jpgLe virus chikungunya a désormais touché la moitié des États et Territoires insulaires océaniens et risque fort de poursuivre sa progression vers les pays de la région jusqu’ici épargnés et vers d’autres régions de la planète.

Les experts en veille épidémiologique du Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS) surveillent de près cette maladie émergente en collaboration avec les États et Territoires de la région, ainsi que les partenaires du Réseau océanien de surveillance de la santé publique.  

Depuis 2011, date de la première épidémie de chikungunya dans le Pacifique (foyer apparu en Nouvelle-Calédonie), 14 épidémies de chikungunya et épisodes de circulation virale ont été signalés dans 11 des 22 États et Territoires insulaires océaniens.

« Comme nous l’avions anticipé, le virus se propage rapidement et est à l’origine d’importantes flambées épidémiques dans la région Pacifique, répétant en quelque sorte le scénario qui s’est produit dans l’océan Indien entre 2005 et 2007 », affirme le Directeur adjoint de la Division santé publique de la CPS, le docteur Yvan Souarès.

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« Nous estimons que le virus continuera sa progression pendant quelques années encore, et ce, en raison de plusieurs facteurs, dont le faible niveau d’immunité des populations dans les pays jusqu’ici épargnés, la présence de moustiques vecteurs dans une grande partie de la région, le manque de moyens affectés à la lutte antivectorielle dans la plupart des pays océaniens et la forte mobilité des populations », précise le docteur Souarès.

Toute personne séjournant ou se rendant dans un pays où circule le virus chikungunya peut  agir pour se prémunir contre cette maladie et en éviter la propagation en se protégeant  des moustiques et en contribuant aux efforts de lutte contre les moustiques vecteurs.

La CPS tient à jour une carte interactive en ligne illustrant les modes de circulation du chikungunya et d’autres maladies émergentes et à potentiel épidémique dans la région : www.spc.int/phd/epidemics/ 

Toute personne présentant des symptômes évocateurs de chikungunya (fièvre supérieure à 38 °C et douleurs articulaires principalement, mais aussi douleurs musculaires, céphalées, nausée, fatigue intense et éruption cutanée), qui séjourne ou revient d’un séjour dans un pays touché, doit consulter un médecin au plus vite pour faire établir un diagnostic.

Ces symptômes sont analogues à ceux causés par la dengue, également présente dans la région.

Les douleurs articulaires chroniques, touchant particulièrement les petites articulations telles que les mains et les pieds, sont typiques du chikungunya.

Ces douleurs peuvent être invalidantes et perdurer pendant plusieurs mois, rendant difficiles le quotidien et la reprise de l’activité professionnelle chez les personnes malades, ce qui a des répercussions sur l’activité économique des collectivités touchées.

« Il est important que toute personne souffrante consulte un professionnel de santé pour pouvoir se soigner, mais aussi pour enrayer la propagation de ce type de maladies dans la région et au-delà, si elle voyage », insiste le docteur Souarès.

Outil novateur, la carte de surveillance épidémiologique en ligne est l’une des composantes du programme de réponse global mis en place par la CPS et les partenaires régionaux du Réseau océanien de surveillance de la santé publique pour aider les États et Territoires insulaires océaniens à renforcer leurs dispositifs de surveillance et de réponse et à mieux protéger leurs populations du chikungunya et d’autres maladies émergentes.

Ces travaux sont financés par le Gouvernement australien, le Programme d’aide néo-zélandais et le Fonds de coopération économique, sociale et culturelle pour le Pacifique de la France.

Pour en savoir plus sur le chikungunya et les travaux menés dans la région, vous pouvez consulter les liens suivants :
www.spc.int/phd/epidemics/ 
Article sur la préparation face à la menace de chikungunya dans le Pacifique http://wwwnc.cdc.gov/eid/article/20/8/13-0696_article
Article sur les épidémies simultanées de dengue, de chikungunya et de zika – vague épidémique sans précédent de maladies transmises par les moustiques dans le Pacifique pour la période 2012–2014 http://www.eurosurveillance.org/ViewArticle.aspx?ArticleId=20929
Manuel sur la prise en charge des épidémies (en langue anglaise) destiné aux personnels soignants (contient un chapitre consacré au chikungunya)
http://www.pphsn.net/Publications/PPHSN-Pacific-Outbreak-Manual.htm
Fiches d’information sur le chikungunya :
http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs327/fr/
http://www.cdc.gov/chikungunya/pdfs/Factsheet_Chikungunya-what-you-need-to-know.pdf


Contact médias

Christelle Lepers, Chargée de l’information et de la communication (surveillance de la santé publique), Division santé publique de la CPS (courriel : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir – tél. : +687 260181 ou 842837).
Dernière mise à jour : ( 29-05-2015 )