Suva
19 mai 2021

La Communauté du Pacifique (CPS) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont participé aujourd’hui à une réunion virtuelle marquant le lancement du Manuel relatif aux vecteurs du genre Aedes en Océanie – Surveillance et lutte antivectorielle.

Les moustiques du genre Aedes véhiculent les virus responsables de la dengue, du Zika et du chikungunya. Ces dernières années, ces trois maladies ont eu de sérieuses répercussions dans le Pacifique. Entre janvier 2012 et le 13 mai 2021, elles ont été à l’origine de 95 flambées épidémiques (68 épidémies de dengue, 12 flambées de maladie à virus Zika et 15 flambées de chikungunya). 

Le manuel a été conçu à l’intention des responsables, du personnel opérationnel et des partenaires chargés de la planification, de la mise en œuvre, du suivi et de l’évaluation des programmes nationaux de lutte antivectorielle.

Selon Lekon Tagavi, qui travaille à Vanuatu, le manuel sera un outil de première importance pour Vanuatu et l’Océanie en général, car il n’existe pas à ce jour de lignes directrices précises sur la lutte contre les maladies transmises par les vecteurs du genre Aedes : « Grâce aux conseils de la CPS et de l’OMS, nous serons désormais mieux à même d’adapter nos stratégies afin de lutter plus efficacement contre les moustiques Aedes », a-t-elle souligné.

Salanieta Saketa, Épidémiologiste principale à la CPS, a présenté le manuel et rappelé qu’à l’exception de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie française et des Fidji, il n’existe pas, à l’heure actuelle, dans les pays insulaires océaniens, de systèmes nationaux de surveillance entomologique ciblant les vecteurs du genre Aedes. « Le manuel a précisément pour objet de guider l’action des pays océaniens en matière de prévention et de lutte contre les maladies transmises par les moustiques du genre Aedes », a-t-elle expliqué.

Tessa Knox, point de contact de l’OMS dans le Pacifique pour la surveillance et la lutte antivectorielle, en poste à Vanuatu, a déclaré : « Nous espérons que les conseils pratiques proposés dans ce manuel permettront aux pays de la région de se doter de stratégies concrètes, dans le droit fil de l’Action mondiale pour lutter contre les vecteurs 2017-2030 de l’OMS et des résolutions pertinentes de l’Assemblée mondiale de la Santé, afin de prévenir et de contenir, aujourd’hui et à l’avenir, les flambées de maladies transmises par les vecteurs du genre Aedes ».

Le manuel, élaboré par la CPS et l’OMS, en concertation avec plusieurs pays et partenaires du Réseau océanien de surveillance de la santé publique (ROSSP), vise à renforcer les capacités et les moyens de la région en matière de surveillance et de lutte antivectorielle.

La conception et la production du présent manuel ont bénéficié d’une contribution financière versée par l’Agence française de développement (AFD) à la CPS, au titre du « Renforcement des capacités du ROSSP », et du ministère australien des Affaires étrangères et du Commerce (DFAT).

La version anglaise du manuel est déjà en ligne et la version française sera disponible prochainement.

Contact(s) presse :
Christelle Lepers, Division de la santé publique, Communauté du Pacifique (CPS)| christellelatspc.int


Evlyn Many, Chargée de l’information et de la communication, Division santé publique, Communauté du Pacifique (CPS)| evlynmatspc.int

A propos de la CPS :
La Communauté du Pacifique appuie le développement durable en Océanie depuis 1947 en faisant appel aux sciences, au savoir et à l'innovation. Principale organisation intergouvernementale de la région, elle émane de ses 26 pays et territoires membres qui en assurent la direction.

À propos du ROSSP :
Le Réseau océanien de surveillance de la santé publique (ROSSP) est un groupement volontaire de pays et d’organisations qui se consacre à la promotion de la surveillance de la santé publique et s’efforce de répondre efficacement aux problèmes de santé qui se posent dans les 22 États et Territoires insulaires océaniens.

Le ROSSP a été créé il y a 24 ans, en décembre 1996, sous l’égide commune de la Communauté du Pacifique (CPS) et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), en étroite concertation avec les 22 États et Territoires insulaires océaniens et plusieurs partenaires régionaux et internationaux.

Il travaille prioritairement sur les maladies transmissibles, notamment les maladies à potentiel épidémique telles que la dengue.

Depuis deux décennies, le ROSSP s’emploie sans relâche à réduire les risques et à protéger les populations océaniennes des maladies à potentiel épidémique. Il propose aux États et Territoires insulaires océaniens six services clés visant à renforcer leurs capacités en matière de surveillance et de lutte contre les épidémies :

  • PacNet (alerte et communication) ;
  • Système océanien de surveillance syndromique (détection des épidémies) ;
  • LabNet (identification et confirmation des maladies) ;
  • EpiNet (préparation et riposte) ;
  • PICNet (prévention des infections et lutte anti-infectieuse) ; et
  • SHIP-DDM (développement et renforcement des capacités).

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